- COMMUNIQUÉ -

PAROLES DES CRÉATEURS

On ne va pas tourner autour du pot : en ce moment, c’est dur !

Nous sommes les créateurs de Barbapaillettes.

Ce nom, on ne l’a pas choisi par stratégie ou en référence à qui que ce soit. Il vient simplement de nous : papas, nos barbes, les paillettes qu’on partage avec le public, et cet univers festif qu’on a construit au fil des soirées.

Et pourtant aujourd’hui, les ayants droit de Barbapapa, Alice Taylor et Thomas Taylor, par l’intermédiaire du cabinet Tmark conseils, contestent l’utilisation de notre nom et menacent d’engager des poursuites judiciaires, estimant qu’il serait dérivé de leur marque, estimant que la sonorité « barba » est leur propriété intellectuelle et que notre nom, notre cabaret, nos Drag Queen, nos artistes pourraient créer « un risque d’association entre les marques », « un risque de confusion » donné par une « impression d’ensemble ». Être associé à nous serait donc un risque pour Madame et Monsieur Taylor. Ces derniers considèrent aussi que « paillettes est peu distinctif pour des services de divertissement », oubliant au passage ce qui fait l’essence même des Drag Queen.

Le 17 mars, ils ont envoyé un courrier que nous avons reçu le 19 mars. Dans ce courrier, il nous est demandé de tout arrêter et de faire disparaître notre nom. On nous laisse jusqu’au 31 mars pour effacer un an de notre vie et de notre travail.

Un an de création, de soirées, de rencontres, de construction.

Parce que derrière Barbapaillettes, il n’y a pas qu’un nom. Il y a un projet artistique indépendant, des soirées cabaret drag queen, des artistes, et surtout une vraie famille. Un espace qu’on a créé pour offrir du rêve, de la liberté et de la joie.

Il faut aussi dire une chose importante : depuis le début, ce projet, on le porte nous-mêmes, avec nos propres moyens. On a investi de notre argent personnel, on y consacre des dizaines d’heures chaque mois pour imaginer, organiser, produire ces soirées. Tout le matériel qui a permis de faire rêver les spectateurs — scène, sonorisation, projecteurs, équipements — a été acheté sur nos fonds propres, parce qu’au début de cette aventure, nous n’avions aucun financement, aucun soutien financier.

On le fait uniquement par passion — pour nos artistes, pour notre public, pour faire exister cet espace. Financièrement, on n’y gagne rien.

Et aujourd’hui, la réalité est simple : on ne peut plus se permettre d’investir encore davantage d’argent personnel pour faire face à une procédure judiciaire.

Face aux coûts financiers et humains qu’impliquerait une telle situation, on n’a plus vraiment le choix : on va devoir abandonner ce nom, en espérant que le cabaret tout entier ne suive pas.

Et ça, c’est extrêmement difficile à accepter.

On se sent à la fois tristes et en colère. Tristes parce qu’on a l’impression de perdre une partie de notre identité. En colère parce qu’on a le sentiment d’être impuissants face à des structures beaucoup plus grandes que nous, capables de revendiquer des mots, des sonorités, et de mettre en péril des projets indépendants.

Au-delà du nom, c’est tout ce qu’il représente qui est touché. Une communauté, une énergie, un projet qu’on a construit avec passion.

Cette situation a aussi un impact très concret : elle entraîne des frais importants, des milliers d’euros en matériel, communication, frais administratifs, et met en danger la continuité même du cabaret et de tout ce qu’on a bâti autour. Des frais que l’association ou nous, personnellement, ne peuvent pas supporter.

Alors aujourd’hui, nous sommes à un tournant.
On va devoir se réinventer, trouver un autre nom, continuer autrement. Mais on ne veut pas abandonner ce qu’on a créé, ni les valeurs qu’on porte.

L’aventure ne s’arrête pas ici. On va se battre pour qu’elle continue d’exister.

Et on espère sincèrement ne pas être seuls à y croire. On espère que vous continuerez à nous suivre, à nous supporter, à nous aider.

Nous n’avons jamais eu pour habitude de solliciter de l’aide. Jusqu’à présent, nous avons toujours tenu à rester financièrement indépendants, sans même recourir à des subventions.

Aujourd’hui, nous devons pourtant l’admettre : nous ne pourrons pas y arriver seuls. Nous avons besoin de vous.

Si vous souhaitez nous aider à traverser cette période difficile et nous permettre de continuer à vous faire rêver, réservez vos places pour le 18 avril !

Et si vous ne pouvez pas être présents, vous pouvez malgré tout nous soutenir grâce à la cagnotte que nous avons mise en place

Nous vous remercions pour vos marques de soutien et vos messages que nous recevons chaque jour, votre présence. MERCI !

William et Damien – Créateurs du PAPApaillettes Cabaret !

Nous sommes obligés de changer de nom, mais nous restons les mêmes !

Le Barbapaillettes Cabaret n'existe plus.

Vive Le PapaPaillettes Cabaret !

Retrouvez toutes les informations ci-dessous.

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